l'AARC: l'Agenda des Arts de la Rue et du Cirque

Le blog d'infos des arts de la rue et du cirque: agenda, évènements, actualités, chroniques etc...


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[Chronique] Knut de Fred Tousch



C'est accompagné de ces compères Arnaud Aymard et Laurent Petit qu'il y a quelques années, nous avons découvert Fred Tousch. Le spectacle nous avait l'effet d'un trip sous LSD, une conversation débridée, sans queue ni tête et le tout sans filet.


Donc voir l'un des acolytes du cabaret philosique en solo était une belle opportunité que l'AARC n'a pas laissé passer.
Mais voilà, au moment de faire la chronique pour ce site, il est bien difficile de faire ne serait-ce qu'un résumé du dernier spectacle de Fred tousch : Knüt. C'est ce que nous pourrions appeler du grand n'importe quoi et la chronique peut se résumer à cela.

Si vous aimez qu'un très bon orateur vous amène au pays magique du farfadet farceur, du Knüt, ou encore de FlappyFlappy, le comique québécois alors ce spectacle est pour vous !

Il faut toutefois vous prévenir qu'en allant voir ce spectacle, vous vous mettrez potentiellement hors-la-loi. 


Quelques morceaux choisis d'autres spectacles:
L'oiseau bleu d'Arnaud Aymard


Le cabaret Philosophique



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[Chronique] Risque ZérO - Cie Galapiats

Risque Zéro – Cie Galapiats
Cirque – Création 2008
1h20

Avec Elice Abonce Muhonen, Sébastien Armengol, Moïse Bernier, Jonas Seradin, Lucho Smit, Sébastien Wojdan
Parrain de la création : Gilles Cailleau

La Cie Galapiats, ceux sont six étudiants du CNAC (Centre Nationale des Arts du Cirque de Chalons en Champagne) sortis de l’école en 2007 qui donnent vie à leur première création en 2008 : Risque ZérO.


On comprend vite que le risque et par corrélation la peur, seront au centre du spectacle puisqu’il commence avec l’artillerie lourde de haches, fléchettes, et cascades sur canapé. Deux grands gamins se disputent, se titillent et s’amusent ainsi à se/nous faire peur. Une entrée en la matière dynamique qui donne le ton du spectacle et on se prend au jeu, à leur jeu ! Et puis, forcément, en cette période de grippe A et de pandémie mondiale, alors que la chasse aux microbes est lancée, le jonglage de balle de ping-pong à la bouche aussi original soit-il, fait écho à notre peur de la contamination.Une montée en puissance qui atteint son paroxysme avec le mat chinois, un numéro tout simplement ébouriffant, exécuté à une vitesse folle. L’artiste affiche une certaine virtuosité qu’il est rare de voir sur ce genre de numéro.
Malheureusement le reste du spectacle est plutôt inégal, car on a notamment du mal à retrouver le rythme de la première partie, cette frénésie qui nous entrainait et qui justement nous faisait sentir capables de dépasser nos peurs.
Ce qui laisse indubitablement un goût d’inachevé, goût qui est d’autant plus amer qu’on sent le potentiel de cette compagnie. A noter que le tout est amené sur une musique endiablée au carrefour de plusieurs cultures (tsigane, indienne, etc.…) puisque chaque circassien est aussi musicien. Et c’est toujours plaisant dans un spectacle de cirque d’avoir des musiciens.
Au final, Risque ZérO est un spectacle intéressant qui peut cependant encore s’améliorer. Mais il est certain que ces circassiens sont promis à un bel avenir.


C’est jusqu’au 1er Novembre au Village de Cirque, à la Pelouse de Reuilly – 75012.

N’hésitez pas à nous faire part de votre ressenti par rapport à ce spectacle dans les commentaires !

Le site du village : http://www.2r2c.coop/
Lap résentation du festival sur l'AARC: là!

Pour les retardataires :
• Du 5 au 8 Novembre 2009: Au théâtre Romain Rolland, frontal, Villejuif (94)
• Le 27 Novembre 2009 : Espace culturel Jean Carmet, Mornant (69)
• Les 11 et 15 Décembre 2009 : Théâtre des salins, 20h30 et 19h30, Martigues (60)
• Du 29 au 30 Janvier 2010: Equinoxe, scène nationale à 20h30, Chateauroux (36)
• Du 1 au 21 Février 2010: Cirque d'hiver / implantation du chapiteau au Relecq kerhuon(29):lieu de vie, rencontres et spectacles en tout genre, cours de cirque, et spectacle Risque ZérO sous chapiteau. Programme détaillé à ven, Relecq kerhuon (29480)
• Du 2 au 14 Mars 2010: implantation du chapiteau au CFA de Pommerit Jaudy : répétitions publiques, rencontres diverses, Risque ZérO sous chapiteau, Pommerit Jaudy (22450)
• Du 23 au 25 Avril 2010: Festival Tant qu'il y aura des mouettes 3e Edition !! au Grand Pré., Langueux (22360)


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[Revue de presse] Une nouvelle fournée Télérama

En surfant un peu sur le net, on se rends compte que le plus grand pourvoyer de chronique sur les arts de la rue et du cirque reste Télérama:

Théatre de Rue

CIA – 1789s: http://www.telerama.fr/art/et-aussi,46476.php


Les batteurs de pavé – Macadam Cyrano: http://www.telerama.fr/art/par-les-batteurs-de-paves,30952.php


KomplexKapharnaüm – Memento: http://www.telerama.fr/art/memento,44881.php


Cirque

Cie L'Attraction Céleste- Dans mes bras: http://www.telerama.fr/art/dans-mes-bras,46474.php


Cirque Plume: L'atelier du peintre: http://www.telerama.fr/art/le-coup-de-pinceau-de-plume,46473.php



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[Revue de presse] Quelques critiques de spectacles de cirque


Parce qu’à l’AARC, on ne peut pas voir tous les spectacles d’arts de rue et de cirque, nous sommes allés piocher à gauche à droite pour vous proposer une revue de presse des critiques parues sur Internet :

- Miettes de Rémy Luchez



- Le Chant du Dindon de la Cie Rasposo




- Risque ZérO de la Cie Galapiat



Les deux derniers spectacles ont bénéficié d’un très bon bouche à oreille lors de Chalon dans la rue 2009, et la file d’attente devant le chapiteau n’a fait qu’enfler durant tout le festival, laissant d’ailleurs de nombreux spectateurs dehors (dont l’AARC) : sans doute le meilleur signe de qualité possible !


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[Chronique] KompleXKapharnaüm - Memento (Face B)

KompleXKapharnaüM – Memento (Face B)

Vu à: Chalon dans la rue - 24 Juillet 2009
En allant voir la dernière production de KompleXKapharnaüM – Memento – nous ne savions pas à quoi nous attendre. Le programme officiel – laconiquement – ne laissait rien transparaître si ce n'est quelques mots évocateurs et aguicheurs: projection, pochoirs, bandes sons percutantes, discours politiques... Un petit goût de révolte, vous avez dit?

Des indices s'étaient glissés dans la ville dès l'ouverture du festival: des silhouettes de papiers collées sur les murs, des avis de recherche... énigmatique... Le spectacle commence sur les chapeaux de roue, 5 furieux déboulent dans la rue derrière leurs caddies tunés : platine, vidéoprojecteurs et on imagine plein d'autres surprises. Des tracs subversifs , diront certains, sont distribués. Les caddies se rassemblent, le spectateur se cherche: comment se mettre pour bien y voir, dois-je m'assoir? Les questions métaphysiques du festivalier bien dressé. Le show commence, les caddies se dispersent, la foule se rue pour les suivre... bousculade, les rues sont étroites, un petit début d'anarchie ?

Des vidéos sont projetées sur les murs de la ville, des reportages, un système d'exploitation genre celui d'un téléphone portable, des sms sont envoyés et reçus. Et chaque silhouette précédemment aperçue dans la ville devient une station de ce pèlerinage d'éducation des foules. En bande-son, des réminiscences de De Gaulle à radio Londres se font entendre pour ensuite être remplacées par la fameuse bande son percutante du programme. Les extincteurs deviennent des bombes de peintures à faire palier de jalousie n'importe quel graffeur. Le spectacle déambulatoire pose la question de la résistance sous toutes ces formes, que ce soit la folie – le grain de sable qui fait dérailler la machine - , l'évolution darwinienne ou encore le devoir de mémoire quand aux évènements de 1961. Il est à noter que chaque Face du spectacle est différent et la face A aborde plutôt les questions de l'esclavage par exemple. La forme déambulatoire, et la perte de repère que cela entraine pour le spectateur, est adéquate à ce spectacle, il eut été hypocrite que de vouloir réveiller le spectateur en ayant le cul assis par terre. La résistance est encore aujourd'hui nécessaire, les attaques sont peut-être plus pernicieuses ou plus cachées que ce qu'elles purent être mais nous ne devons pas laisser faire. Les extrait de journaux télévisés de nos jours nous le rappelle. Ce spectacle est une guérilla urbaine mené à coup de beats féroces, dans la lueur des feux de Bengale.
Il est difficile de décrire un tel spectacle mais on en ressort particulièrement ragaillardi et en se posant beaucoup de questions

KomplexKapharnaüm est un collectif d'artistes qui, depuis 1995, cherche à abolir les frontières entre spectateurs et acteur – à en faire un spectacteur? - , entre espace public et espace de représentations par la multiplication des médiums.

Le site de la compagnie: http://www.komplex-kapharnaum.net/



Spectacles précédents:
SquarE (2000)
PlayRec
Memento (2009)

Prochaines dates:
19 et 20 Août 2009 au Festival d'Aurillac


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[Chronique] Cirque à la cité - Autres pistes

Du 16 juillet au 9 août 2009 – Théâtre de la cité internationale (14ème)

Dans le cadre de Paris quartier d'été, le théâtre de la cité internationale dans le 14ème propose une programmation de cirque pendant toute la durée du festival, du jeudi au dimanche. Le spectacle proposé n'est qu'une juxtaposition de formes courtes, ce qui permets de proposer chaque semaine un spectacle différent. Grâce à un pool de 8 artistes, les programmeurs proposent ainsi 4 spectacles sensiblement différents.

Nous avons donc assisté à la première fournée avec:

Marie-Anne Michel – Sieste Verticale – Mât chinois
Tsirihaka Harrivel – Contre moi – Mât
Antoine et Aurore - Duo – Portés acrobatiques
Virginie Frémaux, Mika Lafforgue – A contrepoids – Trapèze

Plutôt que de s'interroger sur la qualité des spectacles, nous nous demandons où est la pertinence artistique lorsque sont collés 4 numéros sans rapport aucun. Le parti pris est assumé, d'ailleurs dans la présentation du spectacle, il est écrit: «... la logique de formes courtes permet de parcourir en une seule soirée toute l'histoire du cirque... » Mais voilà, par une telle forme, la continuité entre chaque performance n'est pas assumé et le spectateur a du mal à entrer du numéro et en sort rapidement. La magie du spectacle a du mal à prendre et le lieu commun qui veut qu'on aille à un spectacle pour oublier le temps réel le temps de la représentation est plutôt mis à mal.
De plus, l'austérité dans laquelle se présente le spectacle: pas de musique, pas de décor, laisse un goût étrange, amer? Heureusement, l'apparition de musique pour le 3ème numéro est salvateur pour le spectateur, et paradoxalement puisque que c'est le seul numéro qui tire profit de cette austérité: les corps – et leurs complicités / répulsion – est d'autant plus mise en valeur que l'attention du spectateur n'est pas perturbé par des éléments extérieurs.
Nous recommandons donc ce spectacle aux personnes qui aimeraient avoir un aperçu rapide de ce que peut-être le nouveau cirque.

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Willi Dorner - Bodies in urban space


Compagnie: Willi Dorner
Spectacle: Bodies in urban space
Lieu: Festival Vivacité à Sotteville-lès-Rouens
Dimanche 28 Juin

Le public nombreux se masse au carrefour pour écouter les consignes des organisateurs. Et puis, une dizaine de performeurs aux couleurs chamarrées fend la foule, c'est le coup d'envoi de « Bodies in urban space » du chorégraphe viennois Willi Dorner. La troupe se mets en mouvement, le rappel de l'éphémère des sculptures a fait frémir un souffle de frénésie, les plus lents courrent le risque de ne pas voir la performance car ce spectacle impose des efforts physiques aux artistes pour maintenir les figures. La déambulation commence, chacun a les sens en alerte pour guetter les améliorations humaines qui jalonneront l'espace urbain de ce quartier de Sotteville-lès-Rouens. La première sculpture fait indéniablement penser à une partie humaine de Tétris, le fameux jeu vidéo qui vient de fêter ses 25 ans. Les premiers deux artistes qui apparaissent aux yeux des spectateurs sont parfaitement imbriqués aux rebords d'un muret. Puis la rampe d'un escalier se retrouve paraît de corps allongés. Véritable prolongement du mobilier urbain, la ville devient organique. Chaque artiste s'efforce de combler le vide laissé dans l'espace urbain. Il ne leur faut pas beaucoup pour se fondre, s'immiscer, s'imposer dans ce décor banal: un espace laissé vacant entre une poubelle et un poteau devient dès lors le refuge d'un des performeurs. La ville est pleine de vide, l'espace se remplit de leur présence et le spectateur admire la performance. L'homme devient dès lors une prothèse artificielle de la Ville. Artificielle... artifice. Un artifice à la ville, pour la rendre plus belle, plus humaine ?

En même temps que son regard sur la ville change, le spectateur change lui aussi. Il est actif, il bouge, tend le cou pour apercevoir les sculptures, bouscule pour s'approcher, réagit en se dégageant des conventions que les autres spectacles peuvent engendrer. Et puis, chacun laisse libre au court au Peter Pan qui sommeille en lui, car ce spectacle devient alors une chasse aux trésors, une réminiscence de la recherche des œufs de Pâques de leur enfance. Chaque sculpture aiguise la frénésie de découvrir la suivante, les « oh », les « ah » viennent ponctuer chaque nouvelle découverte.


Le spectacle se termine et chaque spectateur se retrouve vidé au sortir de ce voyage philantro-urbain; comme lors d'un rêve trop réel. Willi Dorner est la quintessence même des arts de la rue: appropriation de l'espace par les artistes, unicité de chaque représentation, dynamisme du spectateur.







Le diaporama des photos du spectacle à Vivacité:


Une très belle video trouvée sur YouTube:

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